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À l’occasion du lancement de leur gamme minceur «Oenobiol Femme 45», les Laboratoires Oenobiol nous ont confié un article vraiment très intéressant sur les femmes de 45 ans et plus. Celui-ci résume parfaitement comment elles vivent désormais cette période et vous permettra de mieux les comprendre et de mieux vous adapter à elles.
En France, nous gagnons un an d’espérance de vie tous les 4 ans... ce qui signifie qu’en un siècle nous avons gagné 35 ans, soit une génération. Mais il se cache une réalité nouvelle derrière cette évolution démographique, soulignée par la sociologue Irène Théry, «On est plus jeune à tous les âges».
Face à cet allongement de la durée de la vie et au rajeunissement de toutes les phases de la vie, les étapes clés de la vie se redéfinissent : l’enfance est plus courte ; dès 9-10 ans, les enfants deviennent des pré-adolescents alors que l’entrée dans l’âge adulte est un processus qui s’étale de 18 à 29 ans ! Tout (sauf la prime enfance qui est brève et moins insouciante) se fait plus tard ou plus progressivement, l’entrée dans la vie active, le mariage, les enfants. La vie dite d’adulte aussi est redéfinie. Elle correspond grosso modo à la période de la vie active, entre 30 et 60-65 ans mais, comme on a conscience que l’on va vivre plus longtemps et en bonne forme, refaire sa vie à 40, 50, voire 60 ans n’est pas perçu de façon dramatique, bien au contraire : on n’hésite plus à réajuster sa trajectoire par rapport à ses désirs presque jusqu’au bout de la vie. L’impératif de jeunesse n’en sera que plus prépondérant. Il nous faudra être compétitif et dynamique le plus longtemps possible. La «vraie» vieillesse, elle, ne commence qu’à partir de 80-85 ans, à l’âge où les maladies, la dépendance et la solitude commencent. Mais, selon une étude de la Cité des Sciences de 2006, 73 % des personnes âgées de 80 ans vivent encore de façon autonome !
Dans cette redéfinition des cartes, la quarantaine et la cinquantaine, loin des clichés traditionnels qui les décrivaient comme une période de sérénité et de raréfaction des opportunités, deviennent synonymes d’ouverture du champ des possibles et de réajustement de sa trajectoire. La quarantaine et la cinquantaine ne sont plus la période des bilans mais celle des réajustements : amoureux, professionnels, sociaux.
L’amour, l’indépendance, la réussite globale et le besoin de sécurité. L’indépendance est la valeur structurante des anciennes «working girls», tandis que l’amour est la grande valeur qui «reste» après les remises en cause propres aux années 90. Même si l’amour au sens sentimental est souvent un grand malentendu, cela n’empêche pas de vouloir recommencer en espérant trouver le bon ! Le besoin d’amour se déplace ainsi sur l’enfant, dépositaire d’un amour inconditionnel, et s’élargit à la famille. Et, fait nouveau, l’amitié devient une autre forme d’amour, comme le ciment d’une véritable tribu affective, souvent née des péripéties communes.
Ces femmes sont la première génération à vouloir se trouver elles-mêmes, en dehors des schémas imposés par les parents ou la société, trouver leur vérité, leur voie en se donnant les moyens de s’accomplir. Elles continuent d’avancer et n’ont pas dit leur dernier mot !
Ce n’est pas du chemin facile car, toujours selon Irène Théry, «Ce qu’il y a de plus dur aujourd’hui pour une femme de 45 ans, c’est qu’elle n’a personne à qui s’identifier». Elle est son propre modèle et se réinvente en permanence, souvent en payant le prix d’une certaine fragilité et d’insécurité, avant tout émotionnelle, mais parfois aussi matérielle.
Le physique est le reflet de leur jeunesse intérieure. Les femmes mènent une guerre ouverte contre le vieillissement, ont une sexualité épanouie, une allure tonique et s’entretiennent. Les 45 ans et plus se sentent jeunes et actives et elles ont du mal à admettre les effets physiques de l’avancée dans l’âge, c’est donc la guerre tous azimuts contre ces premiers signes irrévocables. Elles ne veulent rien rater des nouveaux moyens et produits, veulent être informées, sont curieuses de tester et envisagent les soins en institut ou en spa comme utiles et nécessaires pour se recharger dans une logique d’efficacité. Pour elles, se sentir bien dans son corps, c’est aussi avoir une sexualité épanouie.
Les quinquas vivent souvent une expérience douloureuse menant parfois jusqu’à la dysmorphie : elles ont 10 ans de moins dans la tête, alors que le corps, cet ennemi, commence à lâcher ! Elles aspirent à clore le gap entre leur ressenti et leur physique (modification de l’ovale et de l’expression du visage, kilos disgracieux, baisse globale d’énergie...).
La ménopause qui se situe encore aujourd’hui entre 45 et 55 ans n’est pas vécue comme une étape naturelle de la vie. Si l’on sait qu’environ 20 % des enfants naissent actuellement en France de mères de plus de 35 ans, cela signifie que de nombreuses femmes de 50 ans sont mères de jeunes ados ! Il y a donc une dichotomie douloureuse entre un mental jeune, un besoin de dynamisme et de compétitivité et un corps qui accuse le coup de la ménopause : sautes d’humeur, sécheresse cutanée, prise de poids localisée à la taille, diminution des hormones féminines... Oui, les femmes passeront dorénavant la moitié de leur vie sans hormones !
Pour les femmes de 40/50 ans, être mince c’est lutter contre le vieillissement, car la minceur reste le symbole premier de jeunesse et de dynamisme. Selon P. Cornu, «Une des craintes majeures des femmes dans l’avancée dans l’âge est la peur de grossir». Mais les femmes savent aussi que plus elles vieillissent, plus il est difficile de rester minces et elles considèrent cette prise de poids comme totalement injuste dans la mesure où elle se produit sans modification du régime alimentaire. Et lorsqu’on le modifie pour perdre quelques kilos, adviennent les carences qui fragilisent la santé... un cercle vicieux !