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La dernière étude sur les instituts de beauté (suite)

Xerfi est le leader français de l’analyse et des prévisions sectorielles, avec des moyens exceptionnels pour récolter et traiter l’information sur les marchés et les secteurs d’entreprises. Xerfi a réalisé une étude particulièrement intéressante sur les instituts de beauté. Le plus formidable, c’est qu’il nous en a confié la publication de ses principaux extraits. C’est un véritable cadeau car, vous le savez, votre profession manque terriblement de chiffres repères. Ceux-ci vous seront donc infiniment utiles. Le mois dernier, vous avez pris connaissance de nombreux chiffres concernant la demande, c’est-à-dire la consommation des ménages en soins de beauté et les prix de la consommation, et vous avez pu lire une intéressante analyse conjoncturelle du secteur. Ce mois-ci, nous vous proposons d’aborder tout ce qui concerne la structure économique des instituts de beauté.

Structure de la concurrence

Panorama général du marché

Le positionnement des opérateurs du marché

  • Degré de spécialisation de plus en plus faible


Les concurrents des instituts spécialisés (parfumeries, salons de coiffure) élargissent de plus en plus leurs prestations aux services de soins afin de conquérir une nouvelle clientèle et réaliser des ventes additionnelles.

Ce sont les parfumeries et les parapharmacies qui proposent les prestations de beauté les plus complètes sur leurs surfaces de vente et qui s’imposent donc comme les concurrents directs des instituts de beauté.

Structure économique

Les chiffres clés

N. B. : Les données ci-dessous concernent les entreprises pratiquant des soins de beauté et d’entretien corporel, classés sous les codes NAF 93.0E et 93.0L.

  • Degré de spécialisation de plus en plus faible

Le paysage commercial du secteur des instituts de beauté est très dynamique depuis quelques années. Entre 2000 et 2005, le nombre d’entreprises n’a cessé de s’accroître (hausse de 7 086 unités). Ce sont les instituts spécialisés dans les soins de beauté (esthétiques, manucurie ou pédicurie) qui ont le plus fortement augmenté sur la période.

Le développement des réseaux franchisés est en partie à l’origine de la hausse du nombre d’établissements de soins de beauté et d’entretien corporel sur la période sous référence.

Entre 1996 et 2005, le nombre d’entreprises du secteur a progressé de 91 % et les effectifs salariés de 176 %.
La taille moyenne des entreprises est donc passée de 0,7 salariés en 1996 à 1,1 salarié en 2005.

  • Progression des performances moyennes

Après une nette progression entre 1997 et 2001, le chiffre d’affaires moyen par entreprise évolue depuis en dents de scie. Après avoir atteint un pic en 2003, à 73,9 milliers d’euros, le chiffre d’affaires moyen s’est établi à 68,4 milliers d’euros en 2005, soit à un niveau haut sur la période analysée.
Parallèlement, la taille moyenne des instituts s’est accrue, passant de moins de 0,7 salarié en 1996 (la part des entreprises de 0 salarié étant importante dans le secteur) à plus de 1 en 2005. L’évolution de la taille moyenne s’est toutefois également avérée irrégulière sur la période.

Sur moyenne période (1996-2005),le chiffre d’affaires moyen par entreprise a progressé d’un tiers.

Diversification du secteur

N. B. : Les données ci-dessous concernent les entreprises pratiquant des soins de beauté et d’entretien corporel, classés sous les codes NAF 93.0E et 93.0L.

  • Dominance des instituts de beauté

Les instituts spécialisés dans les soins de beauté dominent largement le secteur. En effet, ils représentent près de 79 % des entreprises totales et environ 3/4 de l’effectif salarié et du chiffre d’affaires sectoriel en 2005. Entre 2000 et 2005, leur poids s’est toutefois légèrement réduit (de 2,4 points) au profit de la part des entreprises spécialisées dans les soins corporels (saunas, solariums, instituts de massage et de relaxation).

La concurrence des instituts de beauté

Si la montée en puissance des enseignes franchisées reste de mise ces prochaines années, l’intensité concurrentielle continuera d’augmenter sous l’effet des politiques des «rivaux» des instituts de beauté : les parfumeries. Ces dernières ne cessent en effet de marcher sur les plates-bandes des instituts en équipant leurs points de vente de cabines et de stands de maquillage. Les enseignes de parfumerie développent de nouveaux concepts : modernisation des logos, des vitrines, magasins plus lumineux, bars et mini-instituts proposant des services de manucurie, de maquillage, de mini-soin, organisation de nail bars et de maquillages flash dans les points de vente. Mais la rivalité vient aussi des concurrents indirects. Un certain nombre d’enseignes de salons de coiffure proposent en effet des prestations de beauté, à l’image des chaînes, et se posent en acteurs de la beauté globale. Les salons de coiffure indépendants ne sont d’ailleurs pas en reste et proposent également le plus souvent des manucuries. Il s’agit dès lors de fidéliser la clientèle et de réaliser des ventes additionnelles. Les grands magasins font également partie du paysage concurrentiel, sur Paris tout du moins. Des cabines de soins tenues par des marques de prestige sont ainsi présentes au Printemps de la Beauté, boulevard Haussmann. Le BHV de l’Homme à Paris, dédié à la mode et la beauté masculine, dispose d’un Espace Beauté d’une surface de 150 m², équipé d’un institut de deux cabines. Enfin, le secteur doit composer avec l’incursion de marques de produits de beauté ou d’hygiène qui ouvrent des espaces sous leur propre marque. Reste à savoir si ces marques grand public ont une chance de s’imposer dans l’univers haut de gamme du spa ?

Diana Sylla et Gaëlle Josse


Concentration du secteur

N. B. : Les données ci-dessous concernent les établissements pratiquant des soins de beauté (93.0E), d’entretien corporel (93.0L) et des activités thermales et de thalassothérapie (93.0K).

  • Hausse du nombre de salariés par entreprise

Le poids du secteur dans la filière

Le secteur des prestations de soins de beauté et d’entretien corporel occupe un poids limité dans la filière des services personnels.
En 2005, le secteur rassemblait 17 % du parc d’entreprises total, 14 % du nombre de personnes occupées et générait 16 % du chiffre d’affaires.
La filière des services personnels est de loin dominée par les salons de coiffure.
Poids des services de beauté et d’entretien corporel dans le secteur des services personnels

Source : INSEE, EAE dans les services, données 2005


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