Esthétique
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Les esthéticiennes qui se sont spécialisées dans la prise en charge de l’amincissement surfent simultanément sur deux vagues extrêmement porteuses : - la première, c’est le marché de la minceur. Dans notre société de surabondance où une femme sur trois cherche à perdre du poids,il représente quelque 1,52 milliard d’euros majoritairement réalisé chaque année dans la vente de produits et de soins esthétiques, - la seconde n’est autre que la vague du bien-être, un univers en plein développement qui contribue à un décollement du marché des centres qui lui sont dédiés. Alors que 10 % seulement des Françaises fréquentent actuellement les instituts de beauté, la cabine apparaît comme une activité prometteuse. On notait d’ailleurs, fin 2003, une progression à 2 chiffres de sa part de C.A., sans doute parce qu’elle aide à la fidélisation,tout comme le conseil. Physiomins,champion européen du coaching minceur, spécialisé dans la prise en charge de l’amincissement et de son accompagnement,du conseil nutritionnel aux soins cabine,s’est intéressé à ce marché de la minceur. C’est hyper intéressant.
Avec l’évolution de la société et des conditions de vie, la mauvaise hygiène alimentaire et le stress sont devenus les deux causes essentielles des problèmes de surpoids.
Entre la pause sandwich prise sur le pouce et la vie trop sédentaire, ce phénomène n’est pas prêt de s’arrêter, ouvrant un avenir très prometteur au marché de l’amincissement.
Un quart des Français se préoccupent régulièrement de leur tour de taille. La France compte 4,2 millions de personnes obèses, 13 millions de personnes sont en surpoids, soit 29,4 % de la population française. Soit un total de 17 millions d’adultes français obèses ou en surpoids représentant 39 % de la population française !
A ce rythme, on estime qu’en 2020, près de 20 % de la population seront classés dans le groupe «obèse».
Une Française sur deux se trouve trop grosse et un tiers s’est astreint à un régime dans l’année.
En effet, les troubles du comportement alimentaire et, en particulier, l’anorexie et la boulimie, ne cessent d’augmenter, touchant en priorité les femmes. Avec le retour des vraies valeurs, retrouver son équilibre et se sentir bien dans sa peau restent les premières motivations pour entrer dans un centre minceur. L’effet de la RTT marque le début d’une nouvelle ère. Chacun va pouvoir enfin prendre le temps de s’occuper de soi et de son corps. Idéal pour une activité comme la vôtre.
Un marché représenté majoritairement par la vente de produits et les centres de minceur. Avec une évolution plus importante des centres (+30 %) et une baisse des ventes de crèmes amincissantes. Le besoin de perte de poids est surtout féminin et se localise surtout dans deux tranches d’âge où s’observent plus précisément des prises de poids chez la femme.
Une étude réalisée par la Sofres pour le Quotidien du Médecin indique par ailleurs que la catégorie socioprofessionnelle des employés est la plus concernée par les problèmes de poids (80 %), alors que le monde ouvrier et rural ne semble sensibilisé par la surcharge pondérale qu’à hauteur de 57 %. La majorité des personnes interrogées considèrent leur problème de poids d’un point de vue esthétique. Elles sont soucieuses de leur apparence physique, seules 26 % d’entre elles ne l’envisagent que pour des raisons purement médicales.
Dans la plupart des cas, dits sérieux, représentant 30 % de la population, environ 70% s’adressent à un médecin, et 10 % seulement font la démarche de s’adresser à un centre spécialisé.
Plus généralement, selon les sources de l’INSEE, il apparaît que le nombre d’instituts de beauté, quels qu’ils soient, est en croissance annuelle de près de 23 %.
Il est à noter dans l’évolution et la croissance du nombre des instituts de beauté, la multiplication des instituts franchisés et des discounters, qui, si elle est réelle, reste encore très raisonnable. En revanche, l’évolution des parfumeries vers la prestation de soins est beaucoup plus significative.
Cette évolution a eu pour objectif de faire face à la concurrence de la grande distribution et des surfaces de vente en parfumerie discount, 70 % des parfumeries offrent donc aujourd’hui des prestations de soins en cabine, soit 4 800 parfumeries sur les 6 890 existantes.
D’un point de vue géographique, la région parisienne rassemble le plus grand nombre d’instituts de beauté, mais les régions du sud, compte tenu de leur population, ont la plus forte densité d’implantation.
Selon une étude réalisée sur le marché national des instituts de beauté, parmi les femmes interrogées sur le type de soin qu’elles choisiraient s’il leur était offert, 17 % d’entre elles ont répondu un soin du corps.
Le secteur des soins d’esthétique corporelle n’est pas touché par la crise économique car il correspond à une nouvelle demande tournée vers la valorisation de «son image».
Le nombre de femmes âgées de 18 à 65 ans est estimé à environ 15 millions en France. D’après les études antérieures (ANCE), le nombre de femmes fréquentant les instituts de beauté s’élève à 1 500 000 soit 10% de la population de référence.
L’étude révèle par ailleurs que les deux tiers des femmes ne sont absolument pas consommatrices, qu’un cinquième n’est consommatrice que très occasionnellement et que 12 % des femmes sont consommatrices régulières.
Parmi les 33% considérées comme consommatrices, 62 % d’entre elles fréquentent entre une et cinq fois par an les instituts de beauté sans être fidélisées à un institut, 19 % se rendent dans un institut tous les deux mois, 19 % sont considérées comme fidèles à un institut s’y rendant au moins une fois par mois. Ces derniers (19 %) regroupent les femmes âgées de 30 à 50 ans, principalement des femmes actives, cadres ou de profession libérale et commerçantes ou épouses de cette même catégorie socio-professionnelle.
L’ensemble de ces consommatrices ne connaît pas le prix des prestations pratiquées dans un institut, seul celui de l’épilation, soin le plus couramment effectué est connu.
Ces données permettent de prévoir un fort développement du marché de l’amincissement si l’on considère que deux Français sur trois souhaitent perdre du poids, que seuls 12 % de la population fréquentent pour le moment les instituts de beauté dans lesquels la prestation amincissement reste très marginalisée.
Toutes les perspectives d’évolution vers un développement de ce marché existent donc, même s’il n’est pas possible de se référer à une étude spécifique du marché national de l’amincissement, les sources de l’INSEE ne renvoyant qu’au volume des soins de beauté pratiqués en France, toutes prestations confondues.
Le marché est donc réel et ne peut qu’être en constante évolution en raison des modes de vie actuels et d’une alimentation trop riche.