Esthétique
SPA
Parfumerie
Cosmétique
Par Benoît CREUS, P-D.G. de Verre & Quartz, et Jean-Louis POIROUX, P-D.G. de Cinq Mondes.
SPA-A, la Fédération des Professionnels du Spa et du Bien-Être, organise régulièrement des ateliers pratiques sur le spa : «Créer la carte des soins», «Optimiser les espaces», «Savoir promouvoir son spa», «Savoir vendre les produits de soin», «Les outils marketing et gestion», «Savoir manager une équipe dans un spa»... C’est extrêmement complet, passionnant, et on en ressort riche d’enseignement. Le dernier auquel nous avons assisté «Comment créer et rentabiliser les espaces humides dans un «spa» était plus que parfait. Nous publierons, pratiquement dans son intégralité, dans plusieurs numéros de Nouvelles Esthétiques, le compte-rendu de ce remarquable stage.
Il ne s’agit pas ici de réaliser une étude en profondeur de la naissance et de l’évolution des saunas à travers les époques. Toutefois, pour mieux comprendre cet étonnant phénomène, qui revient d’ailleurs au goût du jour, il n’est pas superflu de survoler l’évolution de cette pratique au gré des techniques nouvelles et des tendances de fonctionnalité. L'apparition des saunas «Le sauna» pour la structure et «la sauna» pour la séance de transpiration, si l’on veut bien accepter cette terminologie, est aisément localisable dans les pays nordiques. La Finlande s’est rapidement affirmée comme la championne de ce type d’exercice, mais tous les pays du Nord de l’Europe, comme la Suède et la Norvège, ont érigé la sauna comme une discipline hygiénique incontournable !
On comprend aisément pourquoi avec un brin de bon sens, les régions froides, puisque l’on peut les qualifier comme telles, n’autorisent pas de manière rapide et fréquente les solides transpirations que l’on subit fréquemment dans les régions chaudes. Et pourtant, le processus est salutaire pour la santé par tous les mécanismes bio-physiologiques mis en jeu. Qu’à cela ne tienne, il suffit de créer artificiellement les conditions de chaleur déclenchantes du phénomène pour en retirer les bienfaits courants inhérents au processus, plus quelques autres avantages issus de la fertile imagination toujours en quête de sensations neuves et bienfaitrices ! Ainsi apparaît et s’affirme la discipline du sauna. L’évolution est lente mais régulière, et sans contretemps, témoignant par là de la qualité de l’exercice et de son caractère irremplaçable ou inamovible.
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Sauna : petite cabane de bois ou pièce avec un poêle qui chauffe des roches dans laquelle on prend un bain de chaleur sèche, pouvant varier de 70 °C à 100 °C, pour éliminer les toxines de l’organisme par transpiration et pour le bien-être. Les banquettes sont fabriquées dans un bois qui ne prend pas la chaleur. Origine : la pratique du sauna est une tradition sociale et familiale qui semble exister depuis plus de 2 000 ans en Scandinavie, mais aussi et surtout en Finlande |
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La technique du sauna
La construction est toujours en bois et c’est là une différence importante par rapport aux bains romains ou turcs, car la vapeur doit être absorbée pour maintenir un taux d’humidité le plus faible possible. Le sapin du Nord est supérieur à la pierre ou à la brique recouverte de céramique dans les établissements anciens, créant une isolation imperméable supplémentaire. De plus, la nature du bois, mauvais conducteur, permet seule d’augmenter la température de la pièce à 130 °C, sans que l’on soit brûlé au contact des éléments du sauna. Enfin, la qualité du pin du Nord lui donne la résistance pour ne pas «travailler» à la chaleur, et maintenir des surfaces suffisamment hermétiques pour empêcher les passages d’air chaud ou froid. Ainsi, murs, plafond, banquettes, claires au sol, porte sont en bois. Celui-ci est toujours brut. Aucun traitement, aucune peinture n’est nécessaire. Les matériaux modernes sont exclus car aucun ne peut, à ce jour, supplanter tous les avantages du bois.
Un chauffage typique le complète. Le poêle, anciennement chauffé au bois et actuellement de plus en plus à l’électricité, porte à un degré de température très élevé les pierres qu’il contient. Ce sont ces pierres, de nature volcanique, qui emmagasinent puis restituent la chaleur sans se désagréger. C’est sur elles que l’on verse une louche d’eau de temps à autre, qui se transforme instantanément en vapeur d’une très grande finesse. La température, au moment du bain, est en moyenne de 80 °C mais peut facilement atteindre 120 °C. Très souvent, les Finlandais prennent leur bain à 110 °C. Le chauffage moderne à l’électricité offre l’avantage de maintenir la température de façon presque parfaite, dans son élévation et sa stabilité. De plus, la chaleur produite est totalement sèche, ce qui est le facteur essentiel du sauna finlandais.
Les saunas que nous connaissons en France et en Europe bénéficient de la technique récente du poêle électrique. Ils sont toujours construits en lattes de pin du Nord et isolés grâce à un matériau (laine de verre ou de roche) d’épaisseur suffisante pour limiter les déperditions de chaleur. Deux ou trois banquettes de bois parallèles et de hauteurs différentes laissent au baigneur le choix de la température. Plus la banquette est haute, plus la température est élevée. Les saunas publics sont en général équipés de douches et d’une salle de repos, ce qui permet de récupérer entre chaque séance et de terminer par une relaxation. On peut juger la qualité d’un sauna en vérifiant le temps nécessaire pour voir apparaître les premières gouttes de transpiration – trois minutes doivent être suffisantes si la cliente et entrée avec les extrémités, pieds et mains, chaudes. Normalement, une séance bien conduite ne doit pas excéder 15 min.
La taille du sauna dépend du nombre d’utilisateurs potentiels pour une même séance. Le sauna doit être conçu pour recevoir des personnes étrangères les unes aux autres et qui, malgré la collectivité, doivent se sentir isolées. Bien que l’esprit du sauna finlandais réclame des surfaces relativement étroites pour garder cette sensation de confort si particulière, chacun doit s’y sentir à l’aise. La cabine sera donc spacieuse et équipée de banquettes sur deux ou trois niveaux afin que chaque personne puisse choisir la température qui lui convient et se déplacer sans gêner. Les douches seront en nombre suffisant pour éviter toute attente trop longue, le refroidissement sera assuré par un bassin d’eau froide ou à défaut un tuyau d’eau avec lequel on pourra arroser toutes les parties du corps. La salle de repos, calme et spacieuse, assurera à tous la relaxation dans des fauteuils ou des chaises longues. Les toilettes et un vestiaire compléteront l’ensemble. C’est le minimum nécessaire auquel on peut adjoindre des prestations, tels les massages et les exercices physiques qui se dérouleront dans une salle indépendante. Une piscine et un patio seront particulièrement appréciés. Si la restauration n’est pas nécessaire, un distributeur de boissons fraîches (eau et jus de fruits ou de légumes) se justifie.
La France possède de plus en plus de saunas qui, malheureusement, ne sont pas équipés convenablement. Le sauna est généralement intégré dans un complexe pour satisfaire une clientèle plus large. Aucune indication ne peut être donnée quant à l’utilisation, le personnel ne disposant pas d’informations concernant la technique. Ainsi, on entre quelques minutes et on sort prendre une douche lorsque l’on transpire. Dans ces conditions, le sauna n’est utilisé que pour chasser la fatigue physique après un entraînement. Effectivement, la chaleur relâche l’ensemble de la musculature, apaise le système nerveux et chasse l’acide lactique, d’où cette sensation de légèreté et de calme que tout habitué connaît. Il y a donc deux façons de prendre un sauna, l’une comme complément d’un effort physique dans le but d’éliminer la fatigue, l’autre comme méthode de désintoxication et de revitalisation. Si, dans le premier cas, l’utilisation est simple et pose en réalité peu de problèmes, la deuxième doit être adaptée aux réactions de la cliente. Ce que chacun doit comprendre, c’est qu’il faut définir au préalable l’objectif à atteindre et se donner les moyens pour y parvenir. De plus, l’application sera correcte si le processus de l’alternance chaud-froid est bien compris et parfaitement ajusté aux possibilités réactionnelles. Ainsi, on bénéficiera de l’effet curatif de la méthode, tout en évitant les incidents.
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Le sauna aide à :
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Le sauna revient au goût du jour !
En provenance des pays nordiques : la Finlande s’est rapidement affirmée comme la championne de ce type d’exercice, mais tous les pays du Nord de l’Europe, comme la Suède et la Norvège, ont érigé la sauna comme une discipline hygiénique incontournable ! Les régions «froides» n’autorisent pas de manière rapide et fréquente la sudation subie dans les régions chaudes : pourtant le processus est salutaire pour la santé par tous les mécanismes bio-physiologiques mis en jeu. L’objectif est de créer artificiellement les conditions de chaleur afin de déclencher le phénomène de sudation.
Une construction 100% en bois
Un sauna est construit avec un revêtement en bois bruts sans aucun traitement (murs, plafond, banquettes, claires au sol et porte...). Le bois, mauvais conducteur, permet d’augmenter la température de la pièce, sans que l’on soit brûlé au contact des éléments du sauna. La vapeur doit être absorbée pour maintenir un taux d’humidité le plus faible possible.
La température du sauna
La température est en moyenne de 80 °C (elle peut facilement atteindre 120 °C). Dans un bon sauna bien conçu, on doit transpirer au bout de trois minutes ! La chaleur est totalement sèche. Une louche d’eau versée de temps à autre sur les pierres chaudes se transforme instantanément en vapeur. Les pierres chaudes, de nature volcanique, emmagasinent, puis restituent la chaleur sans se désagréger. Un chauffage typique en complément, le poêle, anciennement chauffé au bois et actuellement à l’électricité, porte à un degré de température très élevé les pierres qu’il contient.
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L'aménagement du sauna Prévoyez 2 ou 3 banquettes de hauteurs différentes, pour le choix de la température : plus la banquette est haute, plus la température est élevée. Les saunas publics sont en général équipés de douches et d’une salle de repos, ce qui permet de récupérer entre chaque séance et de terminer par une relaxation. La taille du sauna dépend du nombre d’utilisateurs potentiels pour une même séance. Il faut créer une isolation imperméable et suffisamment hermétique pour empêcher les passages d’air chaud ou froid. Il faut également prévoir un bassin d’eau «froide», apprécié à la sortie du sauna. Il faut enfin intégrer les consignes de sécurité : une séance bien conduite ne doit pas excéder 15 minutes. Important : mentionnez les contre-indications médicales. |
Les résultats recherchés
La chaleur relâche l’ensemble des muscles, apaise le système nerveux et chasse l’acide lactique : d’où cette sensation de légèreté et de calme après un sauna. Deux objectifs sont recherchés :
La pratique du sauna sera bénéfique et curative si le processus de l’alternance chaud-froid est bien assimilée ; processus permettant également d’éviter les incidents. Quand on fait un sauna tous les jours, on est vraiment
en bonne santé ! Le sauna est bon pour les cardiaques, mais ils ne doivent pas prendre de bain froid après, à cause du choc thermique. Après un sauna, on est crevé, mais c’est une bonne fatigue.
Les défauts de construction et d’utilisation d’un sauna
Benoit Creux, Verre & Quartz,
24, rue d'Aulnay, 93147 Bonsy Cedex. Tél. 01 48 50 33 00
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